La souveraineté logicielle devient un sujet de discussion sérieux partout dans le monde. Les gouvernements reconnaissent de plus en plus les risques de dépendre entièrement de plateformes technologiques contrôlées par des intérêts étrangers pour leurs infrastructures essentielles. Des pays d’Europe cherchent des façons de réduire cette dépendance, notamment par des initiatives en France et aux Pays-Bas visant à adopter, à financer et à développer des technologies à code source ouvert qui soutiennent la souveraineté numérique nationale.
Le Canada devrait faire partie de cette conversation.
Un système d’exploitation est l’une des couches les plus fondamentales de l’informatique moderne. Il fait fonctionner les services gouvernementaux, les établissements de recherche, les entreprises, les écoles et les appareils personnels. Bien que Linux soit déjà à code source ouvert, la plupart des grandes distributions sont gouvernées, financées ou hébergées à l’extérieur du Canada. Cannux vise à offrir une solution de rechange canadienne : une distribution dont les priorités, l’infrastructure et la gouvernance sont ancrées ici, chez nous.
Il ne s’agit pas d’isolement, mais de résilience, de transparence et de faire en sorte que les Canadiens aient un rôle réel à jouer dans les technologies dont ils dépendent chaque jour.